Patchs de boutons : 5 erreurs qui ruinent les résultats

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Les patchs à boutons – ces autocollants colorés que vous avez probablement vus sur les visages – ne sont pas seulement une tendance cosmétique. Ils sont conçus pour couvrir les imperfections et délivrer le médicament directement sur place, l’aidant à guérir tout en restant caché. Mais pour les utiliser efficacement, il ne suffit pas d’en mettre un. Une mauvaise utilisation peut les rendre inutiles, voire aggraver les problèmes de peau. Les dermatologues expliquent les erreurs les plus courantes et comment les éviter.

Toutes les acnés ne réagissent pas aux patchs

Les patchs contre les boutons excellent pour extraire le liquide des boutons enflammés. Cependant, ils ne constituent pas une solution universelle contre l’acné. Selon le Dr Marisa Garshick, dermatologue certifiée, les patchs ont une surface limitée et sont inefficaces contre l’acné généralisée. Plus important encore, ils ne nettoieront pas les points noirs. Les points noirs ont besoin d’ingrédients comme l’acide salicylique ou les rétinoïdes pour déboucher les pores, que les patchs contiennent rarement en concentrations suffisantes.

Le timing compte : trop court ou trop long ?

Les patchs hydrocolloïdes ont besoin de temps pour agir. Le Dr Garshick recommande au moins six heures pour que le patch gonfle avec le liquide absorbé – un signe qu’il fait son travail. Moins que cela, et il n’a pas extrait suffisamment de matière pour avoir un effet. Mais au-delà de huit heures ? Un port prolongé n’ajoute aucun bénéfice et peut irriter la peau sensible ou obstruer les pores. Le patch est terminé lorsqu’il est saturé ; le laisser agir plus longtemps n’améliorera pas le résultat.

Mélanger des patchs avec d’autres actifs risque d’irritation

Les patchs à boutons sont disponibles en deux variétés : hydrocolloïdes simples et médicamenteux. Les versions médicamenteuses comprennent l’acide salicylique, la niacinamide, le peroxyde de benzoyle ou l’huile d’arbre à thé. Évitez de les superposer à d’autres produits de soin de la peau, sauf indication contraire d’un dermatologue. Le patch crée une barrière, augmentant la puissance des ingrédients sous-jacents et pouvant provoquer des rougeurs, des desquamations, des brûlures ou des picotements. Cela s’applique aux patchs médicamenteux et non médicamenteux.

Peau sensible ? Procédez avec prudence

Les personnes souffrant d’irritation cutanée due aux adhésifs, de réactions allergiques aux ingrédients actifs (comme l’huile d’arbre à thé ou le peroxyde de benzoyle), d’eczéma ou de rosacée devraient éviter complètement les patchs à boutons. Si votre peau devient fréquemment rouge, pique ou réagit aux parfums, vous avez probablement la peau sensible. Les actifs doux comme l’acide azélaïque, la niacinamide et l’adapalène sont de meilleurs choix ; introduisez-les lentement avec une crème hydratante sans parfum.

Les patchs traitent, ne préviennent pas

Les patchs à boutons sont réactifs : ils agissent sur les boutons existants. Ils n’empêcheront pas la formation de nouvelles éruptions. Un patch ne fera pas grand-chose pour une imperfection non enflammée. Et même si l’acide salicylique présent dans certains patchs peut aider à soulager certaines éruptions cutanées, il n’empêchera pas de nouvelles d’apparaître ailleurs sur votre visage. Le correctif cible uniquement de petites zones.

L’utilisation efficace des patchs anti-boutons nécessite de comprendre leurs limites. Ils conviennent mieux aux boutons enflammés existants, et non à un traitement contre l’acné à large spectre ou à une mesure préventive. Une mauvaise application peut entraîner une irritation ou un gaspillage d’efforts.