La supplémentation en vitamine D réduit l’inflammation chez les femmes ménopausées

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La vitamine D, reconnue depuis longtemps pour son rôle dans la santé des os, a également un impact significatif sur l’inflammation, une préoccupation croissante avec l’âge et particulièrement pertinente pour les femmes après la ménopause. Une nouvelle méta-analyse confirme qu’une supplémentation en vitamine D peut réduire les marqueurs inflammatoires chez les femmes ménopausées, offrant ainsi une intervention simple mais efficace contre le risque de maladie chronique.

Le problème croissant de l’inflammation et de la carence en vitamine D

L’inflammation chronique est un facteur clé des maladies liées à l’âge comme les maladies cardiaques, le diabète et les maladies auto-immunes. À mesure que les gens vieillissent, les niveaux d’inflammation ont tendance à augmenter, et la carence en vitamine D aggrave cette situation. Il est choquant de constater que près de 30 % des adultes américains souffrent d’une carence en vitamine D, et que 41 % d’entre eux en ont des niveaux insuffisants. Ceci est particulièrement critique pour les femmes ménopausées, qui sont confrontées à un risque élevé de maladie cardiaque et de prise de poids lors des changements hormonaux, tous deux liés à l’inflammation.

Résultats de l’étude : la vitamine D réduit les niveaux de CRP

Les chercheurs ont analysé sept essais contrôlés randomisés portant sur des femmes ménopausées. L’étude a révélé que la supplémentation en vitamine D réduisait considérablement les niveaux de protéine C-réactive (CRP), un marqueur courant de l’inflammation. Les femmes qui prenaient des suppléments de vitamine D présentaient une diminution moyenne de la CRP de 0,65 mg/L par rapport à celles qui n’en prenaient pas. Bien qu’apparemment faible, cette réduction est significative, car même des élévations mineures de la CRP sont liées à des problèmes cardiovasculaires.

Les bénéfices les plus significatifs ont été observés lorsque :

  • Les femmes utilisaient de la vitamine D3 (plus efficacement absorbée que la D2)
  • La dose quotidienne était d’au moins 1 000 UI pendant au moins trois mois
  • Les participants présentaient des carences préexistantes en vitamine D (taux sanguins inférieurs à 20 ng/mL)

Vitamine D et tension artérielle : des résultats mitigés

L’étude n’a pas révélé d’impact significatif de la vitamine D sur la tension artérielle dans ce groupe spécifique. Cependant, des recherches antérieures suggèrent un lien entre un faible taux de vitamine D et l’hypertension, car cette vitamine contribue à la régulation du calcium et à la santé des vaisseaux sanguins. Bien que la supplémentation n’ait pas montré de bénéfices concluants sur la tension artérielle chez les femmes ménopausées, la correction des carences reste vitale pour la santé globale.

Optimiser la supplémentation en vitamine D

La méta-analyse a révélé qu’un apport quotidien d’au moins 1 000 UI de vitamine D3 est efficace. Cependant, atteindre des niveaux optimaux (environ 50 ng/mL) peut nécessiter jusqu’à 5 000 UI par jour. Avant de commencer la supplémentation, il est conseillé de faire une prise de sang pour déterminer les besoins individuels et suivre les progrès.

Conclusion

La supplémentation en vitamine D offre une stratégie pratique pour gérer l’inflammation chez les femmes ménopausées. En comblant les carences et en maintenant des niveaux adéquats, les femmes peuvent atténuer le risque de maladies chroniques et améliorer leur bien-être général. Cette intervention simple, combinée à d’autres habitudes saines, peut aider à contrer les problèmes de santé qui surviennent souvent après la ménopause.

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