Endotest et EndoSure : la véritable histoire des nouveaux outils de diagnostic de l’endométriose

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Les gros titres crient.

De nouveaux tests non invasifs pour l’endométriose sont déployés au Royaume-Uni. Les femmes souffrant de douleurs pelviennes non diagnostiquées depuis des années espèrent que ce sera enfin le cas. La percée.

La vérité est plus nuancée.

L’endométriose touche 10 % des femmes en âge de procréer dans le monde. Pourtant, cela reste l’une des affections les plus difficiles à diagnostiquer. Il s’agit d’une maladie inflammatoire chronique dans laquelle le tissu de la muqueuse utérine se développe à l’extérieur de l’utérus. Sur les ovaires. Trompes de Fallope. L’intestin. Le résultat ? Douleurs atroces, relations perturbées et épuisement professionnel.

Au Royaume-Uni, une enquête a révélé que plus de la moitié des femmes sur plus de 10 000 ont consulté leur médecin généraliste plus de dix fois avant d’obtenir un diagnostic. Dix.

Jusqu’à présent, la référence était la laparoscopie. Anesthésie générale. Une caméra à travers une incision dans votre abdomen. Envahissant. Cher. Risqué. Pour beaucoup, c’était la seule voie vers la validation. Et une énorme barrière.

Puis vint le 7 juillet.

L’Institut national britannique pour l’excellence en matière de santé et de soins (NICE) a autorisé deux nouveaux tests : Endotest et EndoSure. Ils peuvent désormais être utilisés en soins primaires pour accélérer le diagnostic.

Mais pas encore de verdict final.

Comment fonctionnent réellement ces nouveaux tests non invasifs ?

Ces outils sont destinés à des cas spécifiques. NICE indique qu’ils s’adressent uniquement aux femmes qui soupçonnent encore une endométriose malgré un examen normal et des résultats d’imagerie peu clairs. Ce sont des ajouts à la pratique clinique. Pas des remplacements.

Endotest examine la salive.

Il ne mesure pas un seul marqueur inflammatoire. Il recherche des modèles de microARN.

“Il analyse les modèles de microARN… petites molécules régulatrices impliquées dans l’expression des gènes”, explique le Dr Jila Senemar.

En théorie, ces modèles créent une signature spécifique à la maladie. Le laboratoire le vérifie. Si le schéma correspond, cela suggère une endométriose.

Le Dr Senemar souligne une mise en garde cruciale. Il ne s’agit pas seulement de voir des ARN différents chez les femmes malades et chez les femmes en bonne santé. Le test peut-il distinguer l’endométriose des autres affections qui l’imitent ? Ce sont les données manquantes.

EndoSure est plus bizarre. Et plus vite.

Il utilise des capteurs sur votre abdomen. Il mesure les signaux électriques dans l’intestin. Vous jeûnez pendant 6 à 8 heures. Vous buvez de l’eau jusqu’à satiété pendant la séance de 45 minutes pour stimuler les signaux d’activité intestinale.

Pas de sang. Pas de salive.

Les résultats sont immédiats. Comparez cela aux années d’attente pour une référence chirurgicale. La différence de vitesse est stupéfiante.

Mais voici le piège.

Pourquoi NICE est si prudent en matière d’approbation

Le NICE n’a pas approuvé ces tests parce qu’ils sont « prouvés ».

Il s’agit d’un essai de trois ans.

NICE autorise l’utilisation tout en collectant des preuves concrètes. Les entreprises gèrent la génération des données. NICE examine les progrès réalisés chaque année.

Le Dr Senemar se méfie de la survente.

“Un test de diagnostic est presque toujours plus efficace lorsque la maladie est déjà relativement courante dans le groupe testé”, explique-t-elle.

Les tests actuels n’ont fonctionné que dans les populations souffrant de douleurs pelviennes chroniques connues et fortement suspectées. Les déplacer vers la population générale ? La précision chute. Pic de faux positifs.

C’est pourquoi le déploiement est lent. Ils ont besoin de savoir si EndoSure et Endotest fonctionnent dans le monde réel. Pas seulement dans les cliniques où l’endométriose est attendue.

Quelle est la situation actuelle des femmes aux États-Unis ?

Si vous êtes en Amérique. Vous ne pouvez pas entrer et commander Endotest.

Le paysage réglementaire américain est différent. Ces tests sont toujours confrontés à l’examen de la FDA, à des obstacles en matière d’assurance et à des lacunes en matière d’adoption.

Nous devrons peut-être attendre que le Royaume-Uni rassemble ses preuves.

Même si la science y évolue également. Une étude récente a montré qu’un test sanguin a identifié l’endométriose avec une précision de 95 %. Mais il n’est pas encore largement disponible.

Les conseils du Dr Senemar pèsent sur tous les océans. Considérez les tests non invasifs comme un outil. Pas de réponse. Le diagnostic repose toujours sur une image complète. Symptômes. Examen. Imagerie. Parfois une intervention chirurgicale.

Le terrain bouge. Cela compte pour des millions de personnes qui ont entendu dire que leur douleur n’était « que des crampes ».

Mais jusqu’à ce que les preuves soient solides, le système reste pour beaucoup défaillant.

Documentez tout. Avocat. Faites pression pour les références. La science rattrape son retard. Lentement.

Sommes-nous prêts ? Peut être. Mais attention à ne pas confondre un premier pas avec une ligne d’arrivée.

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